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Une Meunière et un Boulanger qui se fait rouler dans la farine.

Le livre « Belle Meunière, la Mère Quinton, les amours clandestins » est une adaptation qui dépoussière le livre orignal « souvenir vécu » qui rendit mondialement célèbre en 1895 La Bonne Meunière du Général Georges Boulanger. Vous découvrirez, grâce à cette nouvelle publication une centaine de visuels, dont de rares photos, certaines même, publiées en première mondiale.

L’auteur passa toute son enfance dans la villa de Marie Quinton et eut également le privilège de jouer, parmi les rochers et les sources de son adorable vallée de Royat qu’elle aimait tant. Comme un fils spirituel, il est imprégné par cette histoire qu’il a voulu faire revivre plus de 80 ans après sa disparition.

« Cette histoire romantique berça toute mon enfance. J’ai souhaité vous faire partager cet amour légendaire à travers cette nouvelle publication allégée et actualisée de son journal intime. J’espère que, tout comme moi, vous serez touché par cette tragédie lyrique. Empreinte amoureuse, hymne à la passion, histoire authentique de vies brisées qui marquèrent les plus belles pages de notre Auvergne tant aimée. »

« Marie Quinton est pour moi comme une trisaïeul dont on aurait toujours parlé dans la famille »

L’histoire se passe pendant cette épopée politico-amoureuse la plus passionnante sur le Général Georges Boulanger de 1887 à 1891. Par ce récit vous comprendrez pourquoi les étrangers, en particulier les pays asiatiques, raffolent de ces histoires romanesques à la française. Tout y est réuni : un bel officier ovationné par le peuple français pour devenir « l’Empereur Georges 1er », une maîtresse la Vicomtesse Marguerite de Bonnemains « la dame aux œillets rouges » et une aubergiste « La Mère Quinton » de pure souche auvergnate comme dit le dicton « la France, c’est l’Auvergne avec un peu de terre autour ». L’auteur n’a souhaité conserver que la trilogie ou triptyque entre les amoureux et leur confidente. On apprend par exemple que La Quinton, qui n’aura pas de descendance, aurait dû élever l’enfant illégitime du couple clandestin et partir aux États-Unis avec eux.

« Cette histoire vraie est digne d’une tragédie grecque. Royat, station du cœur, des cœurs fragiles aux cœurs amoureux, Incroyable amour qui faillit faire valser la démocratie. Encore une fois, l’Histoire de France s’est faite sur l’oreiller ».

Ce livre, qui se lit seulement en quelques heures, est à la portée du plus grand nombre. Il nous fait grâce d’avoir supprimer tous les hommes politiques de l’époque, dont la plupart sont devenus d’illustres inconnus. Enfin bien des détails du livre d’origine qui n’apportaient pas grand-chose ont été balayés pour ne faire ressortir que cette formidable histoire sentimentale qui fit de La Marie Quinton, « sœur douairière gardienne de leur amour », une sommité internationale.

Monique KAHN, 24 décembre 2014
La Mère Quinton, Boulanger et de Bonnemains dans la cuisine

Provisoirement colonel à 33 ans, Boulanger participe à la répression de la Commune et devient général de brigade à 37 ans. En janvier 1886 le général Boulanger n’a pas encore 49 ans qu’il est promu ministre de la Guerre grâce à l’amitié de Clemenceau (comme lui ancien élève du lycée de Nantes). Le 17 mai 1887, le gouvernement Goblet chute et Boulanger, à qui on doit un continu regain de tensions avec l’Allemagne (il y gagne le surnom de "général Revanche") n’est pas repris.

En seize mois il a su se rendre populaire auprès des soldats dont il a amélioré les conditions de vie et dans un tout un secteur de l’opinion proche des idées nationalistes. Le nouveau gouvernement décide de l’éloigner de Paris et le limoge (avant que le mot n’existe) en le nommant commandant du 13e corps d'armée à Clermont-Ferrand où il arrive début juillet 1887.

L’ouvrage "Belle Meunière, La Mère Quinton : les amours clandestins" est un récit qui démarre en octobre 1887 lorsque Boulanger et sa maîtresse Mme de Bonnemains décident que l’hôtel des Marronniers à Royat-les-Bains, abritera leurs amours clandestines. Cette dernière, fille également d’officier, a un mari volage de quelques années son aîné. Par ailleurs le général Boulanger est toujours marié à Lucie Renouard qui refuse de divorcer.

La narratrice est La Veuve Quinton, surnommée également " Belle Meunière" et elle nous raconte durant quatre chapitres les séjours du général Boulanger dans son hôtel, séjours qu’il fait avec sa maîtresse jusqu’en février 1889.

« Maintenant, mon opinion est faite. Cet homme aime cette femme autant qu’il est possible d’aimer. Il est tout à elle, il ne vit plus que pour elle. Elle fera de lui ce qu’elle voudra. Si elle l’aime pour lui plus que pour elle-même, elle le rendra grand. Sinon, il est perdu ».

Dans quatre autres chapitres, c’est l’exil du couple à partir d’avril 1889, la mort de Mme de Bonnemains du fait de la tuberculose et le suicide de son amant sur sa tombe à Ixelles dans la banlieue de Bruxelles. Ce dernier acte lui vaut d’ailleurs le refus d’obsèques religieuses.

Le courrier que le général adresse à sa Bonne Meunière pour annoncer la mort de son amante est cité :
« Elle n’est plus, cette créature adorable qui m’a donné les seules années de bonheur que j’ai connues dans ma vie…Elle est partie, me laissant seul, tout seul… Sa famille voulait avoir son corps, j’ai refusé et je le garde, je le garderai envers et contre tous. Ma seule consolation est d’aller tous les après-midi au cimetière la voir et causer avec elle…»

L’ouvrage s’appuie sur un livre de souvenirs écrit par La Marie Quinton "Le Journal de la Belle Meunière" paru en 1895 présente une très importante recherche iconographique qui se décline autour des dernières années de Boulanger et de Royat-les-Bains. Par ailleurs on dispose de photos niçoises : des portraits du studio Cauvin ainsi que de son Palace et restaurant que tenait La Quinton à Nice.

Adam CRAPONNE, 20 février 2015

 

Découvrir la vie d'un personnage historique est un acte qui peut être intimidant surtout lorsque son action se répand dans tout le pays comme c'est le cas pour notre protagoniste, le Général Boulanger. Lorsque le politique se mêle indissociablement à une histoire d'amour la notion de rêve ne peut que dominer. Aussi, cette oeuvre épistolaire est un appel permanent au voyage et à l'imaginaire ou comment la tenancière d'un hôtel de province se retrouva l'âme d'un pan de notre histoire nationale. Entremêler à cette histoire le charisme, presque palpable celle de l'homme d'honneur presque chevaleresque, du héros, du militaire le Général Georges Boulanger.

Néanmoins, le style épistolaire atténue ce sentiment et place le lecteur à égalité avec les protagonistes en accédant à leur correspondance et à leurs photographies, ce qui constitue leur vie intime à part entière. On découvre un échange entre le couple formé par le général Boulanger et la vicomtesse de Bonnemains d'une part et la Bonne Meunière d'autre part ; échange amical, et simplement humain. En effet, militaire de carrière et homme politique réputé, il abandonna ce qui rythmait son quotidien pour rejoindre celle avec qui il voulait le vivre. Blaise Pascal philosophe et mathématicien Auvergnat a dit « le coeur a ses raisons que la raison ne connait point ». de cette citation transpire implicitement un mot, celui de déraison.

La Mère Quinton, Belle Meunière, est parvenu grâce à son journal intime à modifier le regard que le public porte sur cette histoire et ses personnages. Ce qui donne à cette oeuvre une dimension à part, c'est aussi sa simplicité ou comment deux amoureux se retrouvèrent dans un établissement thermal de Royat. Cet hôtel fut le théâtre de leur seconde vie, il leur permit de s'évader du carcan de celle, médiatique et du faste de la vie parisienne de l'époque. À la façon de Baudelaire ce lieu n'était pour eux que « luxe, calme et volupté ».

Par ailleurs, le fait d'avoir accès à des archives, qu'elle que soit leur nature, apporte des informations : c'est un marqueur de temps qui évalue l'évolution des technologies,…et qui met un visage sur un nom pour les deux photographies offertes à la Bonne Meunière à l'occasion de deux de ses voyages.

Editions créer 30 janvier 2015

À la confluence de trois régions : Marie Quinton !

L’auteur, artiste-peintre « volcanique » et « baryton » lyrique, manifeste cette fois encore (après l’histoire de la poétesse Amélie Murat), sa passion pour le patrimoine auvergnat avec la parution d’une œuvre littéraire qui met en scène « Le Journal intime » d’un personnage célèbre de la vallée de Royat au XIX è siècle : la célèbre « Belle Meunière » que l’on appela aussi « La Mère Quinton », qui fut, en Auvergne, ce que « La Mère Poulard » fut au Mont Saint-Michel, en Normandie !

Grâce à un cadre de recherche très méticuleux, l’ouvrage fait surgir de l’Histoire auvergnate ce personnage inoubliable en la personne de Marie Quinton, veuve au caractère bien trempé ! Vêtue d’un costume au fil d’or qu’elle revendique, cette hôtelière possède de tels talents d’accueil dans son Auberge des Marronniers de Royat-Les-Bains que toute la France curiste s’invite chez elle, et, qui plus est, arrive par le train nouvellement créé !

Mais c’est peut-être aussi et même surtout, par sa présence inouïe dans une histoire à la passion rocambolesque et clandestine, qu’elle entre dans la légende comme confidente du Général Boulanger, breton d’origine, formé à St Cyr et nommé à ce titre après bien des vicissitudes de carrière et de guerres. Jour après jour, de 1887 à 1892, elle tient un journal intime qui, en huit chapitres créés par l’auteur, narre, de façon très proche voire maternelle, l’amour dévorant pour Marguerite de Bonnemains que ressentit jusqu’à la mort ce Général de la Troisième République qui fut écarté à Clermont-Ferrand par le pouvoir en place pour avoir soulevé les foules dans la France entière et être apparu comme son sauveur potentiel !

Dans un décor purement auvergnat, cet évènement faillit tout bonnement, en son temps, faire basculer l’Histoire de France ! Marguerite de Bonnemains, décédée brutalement de maladie, le Général Boulanger commit le geste final le 30 septembre 1891 sur la tombe de sa bien-aimée ! Le boulangisme politiquement enterré, son protagoniste le fut de même avec Marguerite…

Marie Quinton fut dépositaire de la détresse des derniers jours et des lettres de désespoir du Général. Elle continua, au-delà de sa mort, d’écrire son journal. En cela aussi, par son humanité, la célèbre aubergiste est hors du commun et appartient à l’Histoire !

Par un hasard à peine croyable, l’auteur révèle au lecteur qu’il a précisément vécu, au cours de son enfance, dans les murs de La Veuve Quinton et que ce lieu ressemblait à «un coin de paradis » où son imagination avait libre cours de penser à cette femme légendaire qui le devint tant par ses talents généreux que par ses talents créatifs et commerciaux qui lui permirent de ramifier, de par la France entière et même à l’Exposition Universelle de 1900, hôtels et restaurants à son nom !

Un temps fort pour l’Auvergne ! Un temps fort aussi pour les racines féminines de cette région ! Un temps fort pour l’Histoire politico-amoureuse de cette époque qui relate l’une de ses épopées ! Un temps fort pour l’art de la photographie, de la gravure, du dessin et autres façons d’illustrer cette œuvre riche et rythmée, qui, pas à pas, montre les sites, les lieux historiques, les visages, les portraits, en vérité sensible mais très réelle ! Un temps fort pour l’amour entre deux êtres qui, encore aujourd’hui, par son romantisme et son ardeur, nous émeut de façon universelle. Eternelle ?
Catherine VIDALIN, 29 Septembre 2015


La Mère Quinton, édition Créer

Journal LA MONTAGNE - samedi 14 mars 2015
 


PUY-DE-DÔME SECRET, Mystères et Légendes, hors série du Journal LA MONTAGNE - novembre 2015


Extrait du Livre sur les Confréries d'Auvergne de Christian izalguier - décembre 2015